La hernie discale

La hernie discale
Hernie Discale L'Ostéopathie

La hernie discale est une affection répandue qui peut survenir n’importe où le long de la colonne vertébrale, mais touche le plus souvent les régions lombaires et cervicales. Également connue sous le nom de disque rompu, une hernie discale se développe lorsque le centre du coussinet entre les vertèbres se déplace hors de sa position et appuie sur les racines nerveuses adjacentes.

Les hernies discales sont généralement causées par des blessures de surmenage ou un traumatisme vertébral. Cependant, elles peuvent également se développer en raison du processus de vieillissement normal. On sait également qu’il existe un facteur génétique qui contribue au développement de la dégénérescence discale et de la hernie discale. Dans la plupart des cas, une hernie discale dans le bas du dos guérira dans les six mois, à mesure que la taille de la hernie rétrécit avec le temps par résorption, grâce aux différents traitements. La chirurgie peut être nécessaire si les médicaments, l’ostéopathie, la kinésithérapie et d’autres traitements alternatifs échouent.

Qu’est-ce qu’un disque ?

Les disques intervertébraux sont des coussins situés entre les vertèbres, principalement composés d’eau. Sans ces « amortisseurs », les vertèbres se frotteraient les unes contre les autres. En plus de donner de la souplesse à la colonne vertébrale et de permettre des mouvements tels que la torsion et la flexion, les disques protègent la colonne vertébrale en absorbant l’impact des traumatismes et du poids corporel. Chaque disque a une couche externe appelée annulus fibrosus et un centre mou, semblable à un gel, appelé nucleus pulposus. Il y a des fibres à l’extérieur de chaque disque qui se fixent aux vertèbres adjacentes et le maintiennent en place. Une hernie discale se produit lorsque la couche externe se déchire ou se rompt et que le nucleus s’écoule vers l’extérieur, dans les foramens intervertébraux ou le canal rachidien !

Les foramens intervertébraux permettent le passage des racines nerveuses qui fusionnent pour former les nerfs. Le canal rachidien a juste assez d’espace pour abriter la moelle épinière et le liquide céphalorachidien.

Lorsqu’un disque est hernié et se répand dans le foramen ou le canal rachidien, il peut entraîner une compression des racines nerveuses ou de la moelle épinière. Une douleur intense ainsi que des altérations sensitives et motrices surviennent souvent. De plus, le nucleus pulposus à l’intérieur du disque libère des irritants chimiques qui contribuent à l’inflammation et à la douleur.

Schéma d'une hernie discale

Qu’est-ce qui cause une hernie discale ?

En vieillissant, les disques intervertébraux perdent progressivement du volume, ils se déshydratent. Ce processus commence vers l’âge de 30 ans et progresse lentement, au fil du temps. Au fur et à mesure que les disques se dessèchent, des fissures microscopiques peuvent se former sur la surface extérieure (anulus fibrosus), ce qui la rend fragile et plus vulnérable aux blessures. Les causes les plus courantes de hernie discale sont :

  • L’usure physiologique et la rupture de l’anulus : les disques se dessèchent et ne sont plus aussi flexibles qu’auparavan
  • Les mouvements répétitifs : le travail, le style de vie et certaines activités sportives qui stressent la colonne vertébrale, en particulier le bas du dos, affaiblissent davantage une zone déjà vulnérable
  • Les mauvaises postures : le port de charge, la position assise, les trajets en voiture… Chaque mauvaise posture peut favoriser l’apparition d’une hernie discale
  • Les blessures : un traumatisme important peut provoquer un gonflement, une déchirure ou une rupture du disque (accident de voiture, accident de travail…)
  • L’obésité : le fait de porter un poids excessif impose une contrainte importante à la colonne vertébrale
  • La génétique : certains gènes sont plus couramment présents chez les personnes atteintes de dégénérescence discale. D’autres recherches sont nécessaires pour étudier le rôle de ces gènes, qui pourraient être la cible d’un traitement à l’avenir.

Quels sont les symptômes d’une hernie discale ?

La douleur d’une hernie discale peut varier, selon l’emplacement et la gravité de la blessure. Elle est généralement ressentie d’un côté du corps.

Si la blessure est minime, il est possible qu’il n’y ait pas de signes cliniques. Si la blessure est plus grave, des signes de radiculopathie apparaissent. En cas de hernie discale cervicale, une névralgie cervico-brachiale peut se déclencher (douleur partant du cou, descendant dans le coude et le poignet). En cas de hernie discale lombaire, une sciatique ou une cruralgie seront présentes (douleur à la face antérieure ou postérieure de la cuisse, descendant dans le mollet et le pied). Les signes cliniques d’une hernie discale sont :

  • Une douleur sourde et intense
  • Des Engourdissements, fourmillements, sensations de brûlure dans un membre
  • Une faiblesse musculaire, spasmes, réflexes altérés
  • Des signes de gravité : troubles intestinaux, vésicaux, anaux… (ces signes cliniques sont des signes de gravité et constituent une urgence médicale).
Colonne vertébrale avec une hernie

Comment diagnostiquer une hernie discale ?

Les antécédents et l’examen physique permettent d’émettre l’hypothèse d’une hernie discale. Une hernie discale est probable si la douleur est accompagnée d’une irradiation dans un membre et de tests neurologiques positifs, notamment des troubles de la sensibilité, de la motricité et des réflexes ostéo-tendineux.

Les études d’imagerie sont généralement demandées pour confirmer un diagnostic de hernie discale. La radiographie ne constitue pas le moyen d’imagerie de choix parce que les tissus mous (disques, nerfs) sont difficiles à capturer avec cette technologie. Cependant, elle peut être utilisée comme un outil initial pour exclure d’autres troubles comme une excroissance osseuse ou une fracture. La confirmation de la suspicion de hernie discale est généralement accomplie avec :

  • L’imagerie par résonance magnétique (IRM) : cette technologie révèle la moelle épinière, les tissus mous environnants et les nerfs. Il s’agit de la meilleure étude d’imagerie pour étayer le diagnostic d’une hernie discale,
  • Des études de conduction nerveuse et électromyogramme : ces études utilisent des impulsions électriques pour mesurer le degré d’endommagement du ou des nerfs, causé par la compression d’une hernie discale. Les études de conduction nerveuse et électromyogramme ne sont pas des tests de routine pour diagnostiquer une hernie discale.

Les hernies discales guérissent parfois d’elles-mêmes par un processus appelé résorption. Cela signifie que les fragments du disque sont absorbés par le corps et ce dernier cicatrise.
Une prise en charge en kinésithérapie et ostéopathie permet de limiter la douleur et les signes neurologiques. La plupart des personnes souffrant de hernie discale répondent bien au traitement et n’ont pas besoin de chirurgie.

Le mot de l’ostéo :

La hernie discale n’est pas une fatalité, de nombreux patients vivent très bien avec une hernie discale. Il suffit d’adapter vos positions et vos activités.
Une hernie peut entraîner une paralysie d’un membre. Si vous êtes sujet à une paralysie, même si elle se cantonne à un doigt ou un orteil, rendez-vous aux urgences. Plus vous attendez pour être pris en charge face à ce type de symptôme, plus le risque de séquelle est grand.

Thèmes abordés dans l’article : Hernie discale, les symptômes de la hernie discale, les causes d’une hernie discale

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